REPRISE DU TAÏ CHI
Publié le 23 Septembre 2008

L'origine du taï chi chuan
"Poing du Faîte suprême"
Art martial créé par un taoïste, Chan Zhangfeng, entre 1260 et 1368. Le tai-chi chuan comporte principalement des méthodes de maîtrise de la respiration et des gestes. Le pratiquant se bat contre
un adversaire imaginaire, d'où le surnom de "boxe du vide" ou "boxe des ombres". Les techniques du tai-chi chuan, inspirées des arts martiaux créés dans le monastère du Shaolin si (Temple
bouddhique chinois fondé en 496 dans le Hénan, sur le mont Songshan. Les religieux mirent en place des systèmes de lutte à mains nues, qui furent tenus secrets pendant des siècles. Leur
enseignement avait deux aspects :
- "interne" : mouvements d'avance et de retraite en souplesse et maîtrise de la respiration (neijia)
- "externe" : entraînement en vue de vaincre un adversaire au moment même de son attaque (weijia).
Au XVIIIe siècle se créèrent quelques écoles majeures issues du Shaolin. Les techniques des écoles du Shaolin se répartissent en postures (tui-fa), déplacements (pu-fa), blocages (lan-fa), coups
de poing (chuan-fa, quan-fa), techniques des mains (shu-fa) et des jambes (tek-fa) ainsi qu'en diverses techniques de saisies (lu-fa). Certaines postures sont imitées de celles des animaux comme
la grue, le tigre, l'ours, le singe, le léopard, ... ), sont basées sur la souplesse et la "force interne" (neijia). Les exercices ont pour but de décontracter les muscles en les faisant
travailler "en étirement".
Le tai-chi chuan vise à "rechercher la voie du juste milieu par la connaissance des extrêmes". L'enseignement est basé sur la connaissance de trois "principes", qui sont le jing ou "essence
vitale" que chacun de nous reçoit en naissant, le ki, et le shen, l'Entité suprême d'où tout émane. Il s'agit donc de nourrir "le souffle" intérieur et de transformer l'énergie en puissance
spirituelle, pour atteindre à la notion de "vacuité".
Les mouvements du taï chi
Le tai chi chuan est un art fondé sur la pratique de mouvements fluides et souples, réalisés dans la lenteur. Il existe une centaine de mouvements - la vague, l'onde latérale, la danse de la
grue... - à enchaîner harmonieusement dans des séquences plus ou moins longues, plus ou moins complexes. Ondulations, rotations, étirements... tous les mouvements partent du centre du corps, là
où siège l'énergie vitale. Le corps est constamment comme tiré vers le haut, la tête droite, la nuque étirée. De l'extérieur, le tai chi impose par le calme qu'il dégage. D'ailleurs, cet art
martial est souvent défini comme une « méditation en mouvement », une «relaxation active ». Il s'agit en effet d'atteindre un état de tranquillité intérieure tout en étant en mouvement
Les bienfaits du taï chi
Pratiqué régulièrement, le tai chi a de réels bienfaits sur la santé.
Au niveau psychologique tout d'abord, comme toutes techniques de relaxation, le tai chi peut améliorer les problèmes de sommeil, les états de nervosité.
A cet égard, la pratique du tai chi est une réelle réponse aux problématiques actuelles, notamment des citadins, à savoir la sédentarité et l'accumulation de
stress, Davantage qu'une discipline physique se limitant à des mouvements, le tai chi est en effet un art de vivre, où corps et esprit ne font qu'un. Cette alliance de techniques de relaxation et
d'exercices physiques vise en effet l'harmonie en soi mais aussi vis-à-vis des autres.
Sur le plan ostéo-articulaire tout d'abord, on gagne en souplesse grâce aux étirements progressifs des tendons ; les mouvements lents, de grande amplitude sont bénéfiques aux articulations.
Réalisé dans les règles de l'art, le tai chi peut ainsi apporter réconfort aux souffrances lombaires. Il permet également d'améliorer les capacités cardiaques et pulmonaires
Par le jeu de transfert du poids du corps d'un pied sur l'autre, le taï chi améliore en outre le sens de l'équilibre. De manière générale, le tai chi aide à mieux intégrer son schéma corporel et
coordonner ses mouvements. Dans le tai chi, on apprend effectivement à maintenir le corps centré et aligné tout en étant en mouvement.
Enfin, la pratique du tai chi est un excellent exercice pour la mémoire et la concentration ; mémoriser les mouvements, les enchaînements, les effectuer sans accroc demande en effet un réel
effort d'attention. La pratique du tai chi s'avère ainsi particulièrement intéressante chez les personnes âgées. En 2001, l'hôpital de jour Bretonneau de Paris a d'ailleurs tenté cette expérience
: proposer des cours de tai chi - discipline complète faisant travailler et le corps et l'attention - aux patients atteints d'Alzheimer. Depuis, cette initiative a été reprise dans nombre
d'hôpitaux français
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